Dans la vente du
22 octobre à New York, Bonhams a réuni en un seul lot trois armes de samouraï. Elles ont en commun d'être attribuées à Kanabo Masatsugu. Kanabo était le nom de l'école de production, et Masatsugu celui du forgeron.
Comme il y a quelques jour dans le groupe Asie avec les netsuke de Masanao, le même nom a été utilisé par plusieurs artistes. Si l'attribution de ces pièces à la période Muromachi est exacte, il s'agirait du premier des Masatsugu, dont le travail commence en 1558.
Les trois armes sont différentes. Le terme de "sabre" que j'ai utilisé dans le titre n'est qu'une approximation. La plus intéressante est un nagamaki. Il est si grand, 1,45 m en incluant le manche, que celui qui l'utilisait avait besoin d'un assistant pour le sortir de son fourreau.
Par tradition, cette arme, et peut-être aussi les deux autres du lot, aurait pu appartenir à Tokugawa Ieyasu. C'est significatif du prestige que l'on attribue à cet ensemble, car le premier shogun (généralissime) de la dynastie Tokugawa (1603) est le génie politique qui sut établir son pouvoir en mettant fin aux incessantes guerres locales des féodaux. Son oeuvre précède de quelques années le ministère du cardinal de Richelieu en France.
Le lot est estimé 200 K$. Il est décrit mais non illustré dans le
communiqué de presse de Bonhams.