Vedute ou capricci ? Les peintres travaillant en Italie à la fin du XVII ème siècle mêlent habilement les deux genres. Le plus actif d'entre eux est un Hollandais, Gaspar van Wittel (Gaspare Vanvitelli).
A Venise, Luca Carlevarijs (un vrai Italien malgré l'orthographe couramment utilisée pour son nom) satisfait sa clientèle dans les deux genres. Une vue réaliste de San Giorgio Maggiore prise en enfilade est à vendre chez Bonhams à Londres le 8 juillet. Elle fut peinte sur toile en 1706, 64 x 93 cm.
Le catalogue nous dit qu'une vingtaine d'années plus tard son propriétaire voulut acheter d'autres tableaux du même artiste mais qu'un conseiller bien avisé lui fit préférer Canaletto. Il n'avait pas tort : les images de Carlevarijs sont bien faites et animées, mais n'ont pas la netteté de trait qui donne une telle vie aux oeuvres de son successeur.
Voyons donc en Carlevarijs un acteur important des débuts du védutisme Vénitien. Cela ne suffit peut-être pas pour espérer 500 K£ pour son tableau. D'autres oeuvres ont largement dépassé ce prix, mais elles étaient plus grandes et mieux animées.
Balises :
Partager
-
▶ Répondre à cela