Art Encheres Culture

Version Francophone simplifiée du réseau WORLD AUCTION

Sous le titre The Rabbits' Christmas Party, l'illustratrice Beatrix Potter a dessiné à l'encre et à l'aquarelle vers 1892, chacune en plusieurs exemplaires avec des variantes, six scènes de la vie des lapins. Sotheby's n'a pas pu attendre l'hiver pour mettre en vente trois d'entre elles, le 17 juillet à Londres. Les formats sont de 15 x 15 cm.

Pour 40 K£, au numéro 288, on voit cinq lapins frigorifiés malgré leurs lourds manteaux. Ils s'approchent de la maison, l'un d'eux frappe à la porte. Ce dessin vient directement de la famille de l'artiste.

A 20 K£, au numéro 289, un lapin debout sur un tabouret joue de la cornemuse, et autour de lui six autres font la ribouldingue. L'explication de cette estimation plus faible n'est pas évidente à la lecture du catalogue. Il est possible que les coloris soient plus faibles.

A 40 K£, au numéro 290, on remet son manteau, on se quitte et on s'embrasse.

A 40 K£, au numéro 291, trois lapins sont consciencieusement occupés à dévorer des petits pains, ou plus exactement l'étiquette qu'ils viennent d'arracher de la boîte cylindrique les contenant. Une deuxième boîte est encore intacte, et on peut lire malgré cette attaque des rongeurs le texte suivant : "A Merry Christmas and Plenty of Buns H.B.P." Ce dessin est le plus intéressant des quatre, d'abord parce qu'il ne fait pas partie de la série des six Christmas Party, ensuite parce qu'il est considéré comme précédemment inconnu, enfin parce que c'est le plus amusant et le plus original.

Cet ensemble rappelle, bien sûr, Alice in Wonderland et les dessins très connus de John Tenniel. Tenniel et Potter ne se voient pas bien souvent dans les ventes aux enchères, même à Londres, et cet ensemble pourrait générer mieux qu'un simple succès de curiosité.

Repères : potter

Partager

Répondre à cela

Réponses à cette Discussion

Il y a beaucoup d'enseignements positifs à tirer de la vente de ces quatre dessins.

Le départ, lot 290, est le seul des quatre à avoir été considéré comme une oeuvre exceptionnelle : 290 K£ frais inclus. J'ai revu le catalogue, rien ne le prédisposait à une telle avance sur les autres. Le commentaire sur la qualité du dessin des oreilles de lapins n'est en tout cas pas suffisant. Voilà un très bon prix obtenu sur un lot que j'avais trouvé en consultant le catalogue, et non, contrairement à ma pratique habituelle, en consultant les communiqués de presse. Chez les deux grands groupes, l'événement est permanent et pas toujours médiatisé à l'avance, du moins quand il concerne cette gamme de prix.

Le lot 290 vole la vedette au 288, l'arrivée, pourtant bien vendu à 120 K£ frais inclus. Il était à la même estimation. J'avance une hypothèse : peut-être ce dessin 288 est-il moins rare ? Il est intéressant de noter que c'est le seul des quatre qui provenait de la famille de l'artiste. Cela n'a pas servi à le distinguer.

La danse des lapins, lot 289, en étant vendu 22,5 K£ frais inclus, est resté en-dessous de l'estimation basse (je rappelle que les estimations sont toujours données hors frais). Il avait sans doute un défaut, comme je l'avais supposé dans un article. Ceci confirme que l'art ne peut pas s'acheter sans voir. Je vais même plus loin : ceux qui affirment que les opérations d'enchères sur le web concurrencent les maisons de ventes traditionnelles ont tort.

Le lot 291, qui était mon préféré, a été vendu 42 K£ frais inclus. J'en déduis que les amateurs ont préféré les images déjà connues à celle-ci, qui était inédite. Pour les oeuvres qui peuvent être considérées comme des multiples, les amateurs sont certainement prêts à payer plus cher les exemplaires qui leur permettent de compléter des séries.

Répondre à cela

RSS

© 2009   Créé par Pierre Tavlitzki sur Ning.   Créez votre propre réseau social

Insignes  |  Signaler un problème  |  Confidentialité  |  Conditions d'utilisation