Deutscher and Hackett vendront
à Melbourne les 27 et 28 août une huile sur toile de John Brack intitulée The Boucher Nude et datée 1957 (81 x 146, lot 20).
Un article du Sydney Morning Herald daté du 16 août nous apprend que le prix de 1,4 MA$ attendu sur cette oeuvre n'est pas élevé si l'on considère les résultats récents aux enchères concernant cet artiste.
Effectivement, en consultant Artvalue, on voit que la cote de Brack a brusquement monté, le 11 avril 2006, lorsque Sotheby's a vendu un tableau à Melbourne pour 3,1 MA$. J'ai montré à plusieurs reprises comment Sotheby's obtient des prix importants sur les oeuvres d'art moderne que cette maison de ventes considère comme des chefs d'oeuvre d'un artiste. Dans ce cas de 2006, l'estimation de 1,5 MA$, qui a donc été doublée, représentait déjà à elle seule largement le plus haut prix pour l'artiste.
En 2007, quatre résultats millionnaires en dollars Australiens ont été enregistrés, dont l'un a légèrement dépassé le montant de 2006. Le Sydney Morning Herald considère que ce dernier prix, à 3,3 MA$ chez Sotheby's, représente la plus forte enchère pour une peinture Australienne. Il est donc difficile de vouloir comprendre le marché mondial et d'ignorer John Brack.
Le sujet de The Boucher Nude est une femme nue ressemblant à une ménagère, allongée sur le ventre, jambes en l'air, sur un canapé localisé dans un salon en banlieue. Supposons qu'en 1957 ce sujet pouvait paraître extraordinaire. Là où vient l'art, c'est que le sujet et les couleurs, avec une peau agressivement jaune, sont volontairement incongrus. Elle a les omoplates saillantes et l'air revêche.
Un double nu d'inspiration très semblable, beaucoup plus grand mais aussi beaucoup plus récent, a été vendu 1,3 MA$ par Deutscher-Menzies le 5 décembre 2007 à Sydney.