Je n'avais pas l'intention de développer ce sujet, que vous trouvez dans mes commentaires de ce groupe à la date du 2704 avec le texte suivant :
"En couverture de la Gazette de l'Hôtel Drouot de cette semaine, nous voyons un cachet portant le sceau impérial Kangxi de grand format (14x10x10 cm), à vendre le 14 juin par Hervé Chassaing à Toulouse. 500 K€ sont attendus pour cet objet en stéatite."
La vente a donc lieu demain. C'est un article de l'AFP qui vient de raviver mon intérêt pour cet objet. Pour des raisons liées aux stratégies d'informations, les nouvelles fournies par la presse au grand public le sont souvent au tout dernier moment, hélas.
Une des raisons pour lesquelles je n'avais pas approfondi est que, sans avoir de réels points de repères, j'avais trouvé que l'estimation était faible, et j'avais supposé que la raison était que le sceau est en stéatite et non en jade, d'où ma remarque à la fin de mon texte du 27 avril.
Curieusement, La Gazette d'aujourd'hui confirme l'estimation, mais l'AFP estime que cette pièce pourrait dépasser 1 M€. L'AFP indique comme référence qu' "En 2006, un cachet de l'époque Qianlong, de 4,7 cm de haut, avait été acheté 885.040 euros.". J'ai retrouvé cet objet dans mes archives papier. Il avait fait l'objet d'un "coup de coeur" dans La Gazette numéro 35 du 13 octobre 2006 page 129, et n'était pas non plus en jade mais en néphrite. Estimé 30 K€, il a été vendu 740 K€ au marteau à Dijon par de Vrégille et Bizoüard le 20 octobre 2006.
Revenons au communiqué de l'AFP pour le sceau de Toulouse. Le commissaire-priseur s'émerveille de ce que le propriétaire ignorait la qualité et la valeur de ce lot, et qu'il y a un trou de traçabilité de propriété de cet objet depuis 1946. Il ne voit pas que c'est un sérieux handicap : les acheteurs n'aiment pas les objets sur lesquels un risque existe qu'un ancien propriétaire volé vienne à les réclamer.
Au niveau de sa description, il a un bel atout : il est accompagné de son coffret laqué.
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