Le XVIIIème siècle vit, en Occident, la mode des porcelaines de Chine et du Japon. Les vases montés en bronze font partie des objets importants d'ameublement. L'activité liant ces deux régions du monde par l'entremise des différentes "Compagnies des Indes" a laissé une production abondante, avec un intéressant mélange des styles.
Dans ce contexte, je ne m'attendais pas à voir arriver des pendules, et Christie's confirme l'extrême rareté de ces objets, que l'on imagine bien avoir été destinés à de très importants dignitaires Chinois, peut-être même Impériaux.
Un musée de Tokyo en avait rassemblé un ensemble de quinze, dont il se sépare maintenant pour mieux se consacrer à sa spécialité de base qui est l'art Japonais.
Cette collection est donc confiée à
Christie's, qui la dispersera à
Hong Kong le 27 mai.
Voici le lien vers le communiqué de presse de Christie's :
http://www.christies.com/presscenter/press.asp?scid=15&month=Ma...
Pour en avoir les images, on attendra le catalogue.
Il est amusant de noter que des grands thèmes classiques des céramiques et des pendules sont présents, certainement avec des variantes importantes par rapport à leurs consoeurs occidentales.
Quatre d'entre elles sont des pièces à automates et à musique faites vers 1790 dans les ateliers de Guangzhou (c'est-à-dire, dans la terminologie de l'époque, de la ville de Canton), sur des thèmes certainement inspirés de l'Occident, tel que je viens de le dire : l'éléphant, la jardinière, l'acrobate, les oiseaux chanteurs. Nous sommes ici vers la fin du très long règne de Qianlong, qui fut paraît-il un grand amateur de tels objets.
L'Occident n'est pas de reste avec une pendule anglaise d'époque George III, également à automates et à musique.
A elles seules, ces cinq pièces de luxe, considérées par Christie's comme "extravagantes" et "magnifiques", totalisent une estimation basse de 2 millions de dollars US. L'estimation basse de l'ensemble des 15 pendules est de 3,5 millions de dollars.