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Trois diamants exceptionnels seront vendus par Sotheby's à Genève le 19 novembre, dont deux sont de couleurs très rares.

Commençons par le bleu foncé. Pesant 10,48 carats, il est d'une dimension exceptionnelle pour cette couleur. Le communiqué de presse nous dit que cette couleur est due au remplacement d'atomes de carbone par du bore dans le réseau cristallin du diamant. Il est sans défaut naturel, et a été déclaré parfait dans sa taille, à la fois pour son polissage et sa symétrie. En plus, je peux vous assurer que sa forme dite briolette (une variante de la forme poire) est particulièrement esthétique. Pour cette pierre parfaite, comptez 6 M$ (6,72 MCHF).

Le diamant rouge est d'un grande rareté, et ceux de plus d'un carat sont quasiment introuvables. Avec 1,92 carats, Sotheby's sait que la pierre qu'il présente, montée sur une bague, est réellement exceptionnelle. Ici la couleur a résulté de la conjonction d'une déformation du cristal et d'un apport d'azote. Pour cette merveille de l'histoire naturelle, l'estimation est de 2,5 M$ (2,8 MCHF).

Terminons cet article tricolore par un diamant blanc déjà célèbre longtemps avant son arrivée chez Sotheby's. En 1967, une gemme brute de 600 carats était découverte par un couple de chercheurs de diamants du Lesotho. De superbes diamants taillés en sortirent des mains de Harry Winston. Celui qui vient en vente est le Lesotho I. Taillé en émeraude, il pèse 71 carats. On en attend 3 M$ (3,36 MCHF). Les amateurs d'informations people seront intéressés de savoir d'un autre rejeton de la même gemme, le Lesotho III, plus petit, servit de cadeau de fiançailles d'Onassis à Jacqueline.

Repères : diamant

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Aucun de ces trois diamants importants n'a été vendu. Dans son communiqué de presse publié après la vente, Sotheby's indique que les prix avaient été établis avant la crise financière et que les acheteurs ont été réticents à engager des sommes trop importantes. C'est un argument qu'on a déjà entendu en art moderne et contemporain, où il était beaucoup moins flagrant.

Je suis surpris de ce résultat, car on pouvait considérer le diamant comme une valeur refuge. C'est le contraire qui semble se produire maintenant. La crise financière remet de l'ordre dans un marché qui était devenu trop spéculatif;

A des prix moindres, les acheteurs de bijoux sont toujours présents. Les deux colliers de perles que j'avais également inclus dans mes repérages ont été vendus au-delà de leur estimations basses. Résultats : 1,6 et 1,15 MCHF frais inclus.

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