Un exemplaire d'un chef d'oeuvre de Kitagawa Utamaro, Mono omou koi (Reflective Love), pourrait valoir 1 M$ chez Christie's à New York le 18 septembre.
C'est une jeune femme en buste, en habit traditionnel, à la coiffure compliquée. La tête tournée à gauche, la main sous le menton, elle regarde quelque chose hors du champ. Le titre nous le dit, elle pense à l'amour, ou bien elle symbolise l'amour, ce qui est un peu la même chose.
Cette oeuvre fait partie d'une série de cinq éditées il y a 215 ans comme une anthologie de poèmes d'amour. Christie's nous dit dans son communiqué de presse que cet exemplaire est en excellent état.
On ne présente pas Utamaro. Son art est un des plus grands de tous les pays et de tous les temps. Cela ne doit étonner personne qu'une estampe, donc un multiple, de ce maître soit estimée à un prix qu'envieraient de nombreux peintres pour leurs huiles. La ligne claire de son trait est belle, tout simplement.
Le catalogue n'est pas encore en ligne. C'est lui qui nous dira quelles sont les caractéristiques exceptionnelles qui justifient le prix attendu.
En 1992, à Paris, une Mono omou koi avait été vendue 2,4 MF par Chayette et Calmels. Dans cette vente exceptionnelle qui restera dans la mémoire des amateurs d'estampes Japonaises de Drouot, un remarquable portrait d'acteur par Sharaku avait été vendu 680 KF. Il est intéressant de noter que ces deux oeuvres datent presque de la même année. Pour vous aider à bien situer l'âge d'or de l'estampe Japonaise, je traduis dans notre calendrier : 1793-1795.
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