L'horlogerie a été inventée pour fournir une indication sonore de l'heure, ce que le cadran solaire ne permettait pas. La langue anglaise a retenu pour ces instruments l'onomatopée latine clocca, devenue Clock. Cette technique s'est d'abord développée pour les besoins de régulation des activités et des prières dans les institutions religieuses.
L'invention du ressort spiralé à remonter a permis la miniaturisation de ces instruments. Des mécanismes de régulation en ont amélioré la précision : la fusée était une pièce conique de transmission, et le stackfreed était un système à pression. Ces techniques permettaient de compenser la perte progressive de la force du ressort. Le cadran et l'aiguille se sont rapidement rendus indispensables pour adjoindre la lecture visuelle (continue) à l'information sonore (discontinue).
Au XVI ème siècle apparaissent des complications qui attestent de l'ingéniosité des artisans. De nombreuses informations secondaires, surtout astronomiques, deviennent les compléments indispensables des modèles les plus sophistiqués. L'étude des mouvements aboutit à la création d'horloges à automates animés, dès cette époque.
Le 24 mai, à Milan, Patrizzi dispersera une exceptionnelle collection de ces instruments de la Renaissance.
L'une de ces horloges, fabriquée en Allemagne du Sud vers 1570, inclut de nombreuses complications dont la longueur du jour.
Je ne donnerai pas de prix avant le communiqué des résultats de la vente.
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