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L'horlogerie a été inventée pour fournir une indication sonore de l'heure, ce que le cadran solaire ne permettait pas. La langue anglaise a retenu pour ces instruments l'onomatopée latine clocca, devenue Clock. Cette technique s'est d'abord développée pour les besoins de régulation des activités et des prières dans les institutions religieuses.

L'invention du ressort spiralé à remonter a permis la miniaturisation de ces instruments. Des mécanismes de régulation en ont amélioré la précision : la fusée était une pièce conique de transmission, et le stackfreed était un système à pression. Ces techniques permettaient de compenser la perte progressive de la force du ressort. Le cadran et l'aiguille se sont rapidement rendus indispensables pour adjoindre la lecture visuelle (continue) à l'information sonore (discontinue).

Au XVI ème siècle apparaissent des complications qui attestent de l'ingéniosité des artisans. De nombreuses informations secondaires, surtout astronomiques, deviennent les compléments indispensables des modèles les plus sophistiqués. L'étude des mouvements aboutit à la création d'horloges à automates animés, dès cette époque.

Le 24 mai, à Milan, Patrizzi dispersera une exceptionnelle collection de ces instruments de la Renaissance.

L'une de ces horloges, fabriquée en Allemagne du Sud vers 1570, inclut de nombreuses complications dont la longueur du jour.

Je ne donnerai pas de prix avant le communiqué des résultats de la vente.

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Cette vente spécialisée a été un grand succès. Tous les 70 lots ont été vendus (gants blancs !), pour un total de 2,6 M€ dépassant de 60 % les estimations.

Voici les résultats des trois lots que j'avais inclus dans mes repérages :

Une pendule astronomique tournante en laiton doré, Allemagne du Sud vers 1570 (annoncée aussi dans mon article ci-dessus) : 125 K€.
Une pendule ostensoir tournante en laiton doré et ébène, probablement Allemande, vers 1620 : 205 K€.
Une pendule réveil de table Française, Gilles Martinot, Paris, datée 1565 : 170 K€.

Il s'agit à la fois du prix au marteau et du prix payé par l'acheteur : la maison de ventes Patrizzi ne prend pas de commission à l'acheteur, qui pour cette raison ne paye pas non plus de TVA.

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