La visite en Europe du jeune prodige Américain Paul Morphy en 1858 marque le début d'un phénoménal intérêt du public international pour le jeu d'échecs, symbole de l'intelligence. Morphy est un joueur brillant et instinctif.
Les générations suivantes s'appuient sur l'étude et la modélisation des millions de parties jouées par les grands maîtres. Après la Seconde Guerre Mondiale, les écoles spécialisées Soviétiques mènent à la perfection cette discipline de logique et de combinaisons proche des mathématiques.
La bibliothèque de Bobby Fischer est vendue par Bonhams à New York le 10 juin, en un seul lot estimé 50 K$. On y trouve 300 volumes et 400 magazines entièrement consacrés aux échecs, mais également plusieurs carnets de notes consacrés à l'étude faite par Fischer des parties jouées par Boris Spassky avant leur match de 1972.
Fischer gagna ce match du siècle, qui fut son chant du cygne de champion du monde. La presse passionnée y vit une victoire du monde libre. Ces documents permettront à un spécialiste de comprendre la logique qui menait Fischer à la victoire.
Dans les medias, les championnats du monde d'échecs passent inaperçus depuis que la machine a vaincu l'homme en 1997. Fabriquée par IBM, elle s'appelait Deep Blue. L'homme, champion du monde en titre à cet époque, est encore considéré aujourd'hui comme ayant été le plus fort joueur d'échecs de tous les temps : Garry Kasparov. Cet événement nous a fait entrer dans l'ère post-humaine des robots.
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